CLAVIS GOÊTICA - Frater Acher & José Gabriel Alegría Sabogal
CLAVIS GOÊTICA : LES CLÉS DE LA SORCELLERIE CHTHONIENNE
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Dans Clavis Goêtica, Frater Acher et José Gabriel Alegría Sabogal nous invitent à redécouvrir la goétie comme une voie de sorcellerie chthonienne, tournée vers les esprits souterrains, les morts et les forces telluriques.
Remontant aux racines chamaniques de la magie occidentale, l’ouvrage explore la figure du goês, ce sorcier de la Grèce antique qui 'vit au milieu des tombes' et 'parle avec les crânes'. À travers le mythe des Dactyles Idéens, le culte de la Déesse Mère et les anciennes traditions funéraires, Frater Acher, dans la lignée des travaux de Jake Stratton-Kent, présente la Goêteia comme un art de médiation entre le monde des vivants, des morts et des puissances de l’inframonde.
À la croisée de la recherche historique, des sources littéraires et de l'expérimentation magique, l'auteur met en regard ses expériences rituelles dans les grottes alpines avec des manifestations de la sorcellerie chthonienne dans différentes traditions européennes. Il s'intéresse notamment à Johannes Beer, adepte Rose-Croix et 'goês blanc', dont les échanges avec les esprits souterrains témoignent d'une approche fondée sur le dialogue et la coopération plutôt que sur la contrainte magique.
Le livre s'intéresse ensuite aux crânes prophétiques et aux traditions de divination nécromantique. Frater Acher y présente notamment l'Ars Phytonica, un rituel du XVIIIe siècle fondé sur la céphalomancie, ou divination au moyen d'un crâne humain, et le met en perspective avec les théraphim de la tradition juive, les Papyrus grecs magiques et les anciens cultes oraculaires. Un essai de José Gabriel Alegría Sabogal consacré à l'Ars Phytonica vient compléter l'ouvrage, accompagné de nombreuses œuvres iconographiques réalisées par l'artiste.
Clavis Goêtica est un texte essentiel permettant de reconnaître la permanence de certains modes de relation avec les esprits à travers différentes époques et cultures. Le livre fait la proposition essentielle de renouer avec l'ancienne conception de la Goêtie, dans laquelle le pratiquant n’impose pas sa volonté aux entités mais œuvre avec elles dans une relation de réciprocité et d'alliance entre le monde humain et les forces de l'inframonde.
Édition richement illustrée par José Gabriel Alegría Sabogal.
La traduction française a été réalisée par Julien Bert.
La mise en page est signée par Kazim.
Édition talismanique limitée à 250 exemplaires.
170 pages, format Royal (156 x 234 mm).

"Comme nous le verrons, les magiciens qui pratiquent le rituel de l'Ars Phytonica, libérés des contraintes morales tendancieuses imposées (de tous temps) par la société, sont invités à établir une connexion entre le Ciel et la Terre, entre les Royaumes Célestes et Chthoniens, non seulement par les contacts privilégiés qu'ils entretiennent avec toute une myriade d'entités spirituelles, mais aussi par l’usage d'un simple crâne dédié à l'art divinatoire. Nos investigations se concluent par une dernière offrande de José Gabriel Alegría Sabogal qui, outre les remarquables œuvres iconographiques illustrant le présent volume, nous offre une réflexion personnelle sur l'Ars Phytonica, sous la forme d'un très court essai intitulé Des Têtes Parlantes et Crânes Solaires.
Vous l’aurez compris, ce livre est donc par nature essentiellement chamanique : ces quelques pages sont censées se consumer dans le creux de vos mains jusqu'à être réduites en cendres, avant de se voir purifiées dans les profondeurs du monde souterrain, et de vous revenir sous la forme d'un souffle – dans un rêve, au cours d’une séance de méditation ou durant des activités du quotidien – à travers lequel vous percevrez les voix chthoniennes des esprits."
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"Ce que cette forme de goêteia blanche associée à Beer a de plus éminemment singulier est qu’elle était destinée à réunir des pratiques magiques depuis toujours considérées comme incompatibles les unes avec les autres, voire même diamétralement opposées : Beer est un mage chthonien qui pratique son art « à mains nues ». Il parcourt les forêts et montagnes, communique avec les animaux sauvages, laisse son esprit s’unir à la terre, et est ainsi en capacité de plonger dans le livre de la Nature. Et pourtant, il se veut aussi la parfaite antithèse du célèbre magicien Johann Faust. Aucune des pratiques magiques de Beer n’a jamais eu pour objet d’attirer sur lui-même ou d’autres personnes de son entourage des biens matériels. Plutôt que de conclure un pacte avec les esprits des royaumes souterrains, il aspirait à les comprendre et leur révéler la lumière de Dieu. Beer pratiquait l’essence de ce qui est connu sous le terme tikkoun (תיקון), la réparation, chez les kabbalistes : il s’agit d’opérer une extraction du Saint-Esprit prisonnier et dispersé dans l’ensemble des choses manifestées, y compris dans celles qui se sont le plus éloignées de l’Unité de leur origine primordiale. Beer servait le Divin de manière inconditionnelle, avec pour dessein de parfaire et restaurer la matérialité de ce monde. En la personne de Johannes Beer, nous retrouvons l’adepte rosicrucien originel."
